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Cap Fréhel et son phare. Technique HDR. |
La
Bretagne est une terre où les récits fantastiques ne manquent pas ;
accompagnés d'exploits quelques fois, de combats, de
sang et de défis autres fois... Dû à sa fonction militaire et défensive au bord
de la mer, un caractère national attaché aux conflits militaires
s'est développé, mais aussi d'autres récits d'un tempérament local propre à sa terre d'origine demeurent importants. Le château
de Fort la Latte abonde en récits agités et mouvementés. Ce bout
de terre éloigné du monde se montre à la mer en hauteur, découpe
la côte formant une falaise où se situe cette forteresse.
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Plage de Sables-d'Or-les-Pins. Au fond, cap Fréhel.
Technique HDR. |
Là,
habitent le cap Fréhel et son phare, les communes de La Latte,
Fréhel, Plévenon et Matignon, juchées sur une merveille de côte
bleue dite d’Émeraude. Un site historique et millénaire car si on
creuse un peu, on trouvera les empreintes des vieux voisins de la
région. Là où reposent sur la grève, à peu de distance de Fort
la Latte, des restes gallo-romains aujourd'hui envahis par la mer, la
légende veut que cette forteresse eut pour fondateur un Gouëon ou
Goyon qui serait toujours dormant sous le menhir qui se trouve sur le
chemin qui conduit à Castel la Latte. Cette sépulture fantastique
toujours visible, est une grande pierre de 2,92 m de haut et de 0,40
m de large appelée Aiguille de Gargantua. C'est un ancien menhir
taillé où on a installé une croix aujourd'hui disparue. A la base,
sur une pierre plate, il y a deux empreintes de pieds humains et un
petit trou rond creux, tel le bout d'un bâton enfoncé.
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Entrée au château de Fort-la-Latte. |
La
famille des Gouyon est une des plus illustres et des plus anciennes
de Bretagne et de France. Bâti dès 931, le château de la
Roche-Goyon appartint aux Goyon jusqu’à ce que, sous les Bourbons,
l’État devint propriétaire pour en faire une forteresse.
Originaire des environs de Dol, elle y aurait fondé la paroisse de
la Gouïounière ou Gouësnière.
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Château Fort-la-Latte. Technique HDR.
Image utilisée pour la couverture de "Legacy",
pour l'édition en langue anglaise,
roman de Danielle Steel édité par Random House en 2010.
J'offre cette image gratuitement à Random House pour les éditions à venir.
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En
1170, Étienne Gouyon, mort en 1225, épousa Lucie de Matignon et
firent des donations à différents établissements religieux en 1209
et 1219, notamment à l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois. Depuis cette
époque, la filiation de la famille se prouve par une suite non
interrompue d'actes authentiques tous rapportés dans l'histoire de
Bretagne et même par leurs tombeaux qu'on voit dans l'église
collégiale de Matignon, qu'elle a fondée. Depuis ce mariage, ses
membres se sont appelés Goyon-Matignon, ou bien Goyon ou Matignon.
Les armes pour les Goyon sont un lion de gueules rampant, armé,
couronné, et lampassé d'or sur champ d'argent. Les Matignon portent
d'or à deux fasces nouées de gueules et un orle de neuf merlettes
de même, quatre, deux trois posées entres les fasces. Leur sceau
est ou l'écu des Goyon seul ou bien écartelé de Matignon, savoir :
Premier et quatrième Goyon, deuxième et troisième Matignon avec
les devises :
Honneur
à Goyon.
Liesse
à Matignon.
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Château de la Roche-Jagu dans les Côtes d'Armor. Image HDR. |
Bertrand
Gouyon des Vaurouault fut institué commandant du château de la
Roche-Gouyon le 26 septembre 1437 par Alain Gouyon. En 1450, le chef
de la branche aînée ayant épousé l'héritière de Thorigny en
Normandie, se fixa dans cette province ; il fit, cependant,
enterré dans l'église de Matignon. La famille Goyon-Matignon compte
avec des amiraux, des chambellans et conseillers des rois de France ;
plusieurs chevaliers de l'ordre du roi, un colonel général des
Suisses sous François I, des maréchaux de France ; huit
lieutenants généraux de Normandie, six chevaliers du Saint-Esprit,
deux prélats commandeurs de l'ordre du Saint-Esprit, un grand nombre
de lieutenants généraux, maréchaux de camp, gouverneurs de places
et officiers des armées du roi, des dignitaires et cavaliers de
l'ordre de Saint-Louis, Condom, Coutances, Avranches et
Saint-Pol-de-Léon.
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Fort-la-Latte vu depuis le site du menhir. Image HDR. |
Madame
la duchesse de Montmorency, née Goyon-Matignon (Louise-Caroline)
morte en mars 1846, était le dernier rejeton de la branche précédent
celle de Saint-Loyal ; celle-ci devint l'aînée par cette mort.
Il
existe deux autres familles de Goyon, fort honorables toutes les
deux, dont l'une originaire de Guyenne, est représentée par M. le
général comte de Goyon, aide de camp de S.M. l’empereur, et
l'autre de Bretagne par MM. de Goyon de Coispel ; mais ces
familles-là n'ont aucun rapport avec l'ancienne maison de
Goyon-Matignon.
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Fort-la-Latte ou Castrum de Roca Goëon. Image HDR. |
Cette
forteresse identifiée sur les anciennes chartes comme Castrum de
Roca Goëon, a été toujours connue sous le nom de Roche-Goyon.
Enracinée à l'extrémité d'une pointe de Plévenon, elle a vu comment s'est
développé cet illustre berceau qu'est la maison de Goyon-Matignon.
Le castrum fut bâti sur un monticule de terre détachée par une
fissure naturelle sur laquelle l'ingénieur médiéval a construit un
pont-lévis. Cette pointe a la forme d'un triangle allongé et à
l'origine était occupée au centre par un donjon circulaire à deux
étages où se trouvent différentes salles voûtées. La plupart des
constructions datent du XVème siècle. La Roche-Goyon appartint aux
Goyon jusqu'à la fin du XVIIème où elle devint forteresse royale
sous le nom de Fort la Latte. Ensuite, elle fut acquise puis revendue
par le Duc de Feltre. En 1933, la lignée de Longrais l'occupa
jusqu'à nos jours et le fit restaurer soigneusement.
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Tour primitive de Fort-la-Latte. Image HDR. |
Le
bâtiment primitif était composé d'une tour surmontée d'un donjon
à laquelle d'autres bâtiments ont été ajoutés. En 1689, Louis
XIV ayant contraint les propriétaires de la Roche-Goyon à lui
vendre le château, le fit restaurer et chargea Monsieur de Garinger,
élève de Vauvan, d'y ajouter diverses ouvrages pour remplacer ceux
détruits ou ruinés pendant les guerres de la Ligue. Les courtines
qu'il fit construire entourent tout l'édifice sur un contour
irrégulier. Ces courtines en pierre de taille relient une série de
batteries avec épaulement en terre.
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Porte d'entrée au château fort. Technique HDR. |
Près
de la porte d'entrée, il y a une petite chapelle qui était
desservie avant la Révolution chaque dimanche par un chanoine de la
collégiale de Matignon, fondée par la famille de Goyon en l'an
1414. Là, se trouvait une statue de Saint Hubert déplacée plus
tard sur le mur de la tour. En vertu de cette fondation, le chanoine
François Orhan, originaire de Ploufragan, assurait la messe chaque
dimanche grâce au visa obtenu le 13 octobre 1781 pour la chapellenie
de Fort la Latte.
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Le château est bâti sur un terrain détaché de la terre par une fissure. Panoramique technique HDR. |
Pour
accéder à la forteresse, un pont de pierre nous aide à traverser
la fissure où l'on voit en bas, entre des roches chaotiques, la mer
qui frappe agitée. On arrive à un bâtiment qui dut être la
caserne et le logement du commandant du fort. A l'intérieur du
donjon, des rudes escaliers nous permettent de monter au sommet. Ce
donjon a toujours eu un aspect médiéval, conforme au sceau du
XIVème siècle d'Estienne Goyon, l'un de ses seigneurs, où il est
représenté gardant sa tour contre un léopard furieux.
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Pont levis d'accès au château fort. Technique HDR. |
Frédéric
Thomas dans son récit « Dernier Quartier des Lunes d'un
avocat » nous fait part d'un fait pendant les guerres de la
Ligue à Saint-Malo. Vers 1590, les Malouins ligueurs qui se battaient contre les
huguenots et contre leur candidat au trône, le roi de Navarre, avaient aussi comme redoutable adversaire et voisin le
gouverneur de fort la Latte, le comte de Fontaines.
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Fort-la-Latte: paysage sur le canal de la Manche. |
Pendant cette période de guerre, le juge Louis Lamothe qui par son sens de l'indépendace et son intégralité était très apprécié des Malouins, avait
éveillé l'irritation chez le gouverneur M le comte de Fontaines.
Un
jour, M Lamothe, suivant des instructions judiciaires, alla réclamer
au nom des Malouins une cargaison indûment prise par le capitaine
Lamoureux au fort de Châteauneuf à 3 lieues de Saint-Malo. Après
avoir conclu l'affaire avec succès, il rentra chez lui. La nuit
tombée, sur le pont-levis de la cité des soldats de Saint-Malo, les
militaires le dépouillèrent et le laissèrent sans vie. Le
lendemain, toute la population était révoltée et indignée de voir
le corps du magistrat gisant presque nu près des fossés de la
ville. Les assassins s'étant réfugiés au fort la Latte, on accusa
d'avoir inspiré les meurtriers au gouverneur du château, M le comte
de Fontaines.
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Vue de la forteresse depuis la tour. Technique HDR. |
Le
Conseil de Saint-Malo en assemblée, prit la décision d'engager une
action contre ce gouverneur et ils appelèrent Lemère de
la Chapelle, neveu du juge Louis Lamothe, qui formait part de la
garnison de Fort la Latte. Le Conseil lui proposa 8000 écus pour
escalader une des tours du château dite la Générale de 120 pieds
de haut afin de tuer le gouverneur. Comme il se sentait sans forces
pour agir tout seul, les chefs appelèrent 55 jeunes pour l'aider
dans cette entreprise et ils demandèrent aussi la collaboration de
l’Écossais James Rose, domestique au service du comte qui habitait
près du château. Sa belle fille avait été séduite par le comte
et ce domestique avait besoin de décharger sa colère contre lui
pour avoir déshonoré son nom et sa fille. Les organisateurs lui
offrirent 2000 écus pour accompagner Lemère dans l'entreprise.
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Intérieur de la tour. Technique HDR. |
Le
jour signalé fut le 11 mars 1590, à 10 heures du soir, premier
dimanche de carême. Ils partiraient du port de Saint-Malo afin de
regagner le fort la Latte par mer. Mais il y eut deux inconvénients :
à cette heure-ci, la pleine lune éclairait sous un ciel dégagé et
les chiens gardiens surveillaient toujours le port.
Les organisateurs
décidèrent d'attendre et de retarder toutes les horloges de la
ville afin que minuit ne sonna qu'à une heure du matin pour troubler
les gardes du port. Les chiens partis à cause de la montée de la
marée, l'expédition descendit les remparts de la ville en même
temps que Lemère et James Rose firent descendre du haut de la tour
du château un cordeau auquel fut attaché une échelle fabriqué
pour l'occasion. Arrivés au château, au fur et à mesure qu'ils
montèrent, l'échelle dérobait, fléchissait, un gentilhomme de
Dinan tomba dans le vide... Une fois tous sur la plate-forme, ils se
jetèrent à l'improviste sur la garnison endormie. Mais les jeunes,
étant trop peu nombreux pour contenir leurs ennemis, les gens de la
ville attendaient à l'entrée du château pour aider leurs
camarades. La forteresse, bientôt envahie, le gouverneur se réveilla
en sursaut, la lumière de sa chambre fut repérée par les
assaillants et une balle d'arquebuse le perça de part à part et il
tomba mort.
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Galion du XVIIIème siècle. Technique HDR. |
Un autre épisode concerne la forteresse de Fort-la-Latte pendant les guerres de la Ligue. Le
ligueur duc de Mercoeur s'adressant aux habitants de Saint-Malo
rapporte que ses ennemis les sieurs de la Moussaye, Vicomte de St
Denoual et autres qui venaient des îles de Jersey s'étaient
réfugiés au château de la Latte. Jean Hacoul aperçut le bateau de
M de la Moussaye et ses compagnons, et les obligea à se réfugier à
Saint-Malo. Reconnu par La Landelle, M de la Moussaye et ceux qui
l'accompagnaient se rendirent. Lui, il fut incarcéré au château de
la Latte. La rançon de M de la Houssaye fut taxée à 20.000 livres.
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Tour et four à boulets. Technique HDR. |
Fort-la-Latte fut gouverné par le Seigneur Gouillon pendant la Ligue. Le 16
février 1595, le Seigneur Gouillon, commandant royaliste pendant la Ligue à fort la
Latte, reçoit de « Jan d'Aumont, comte de Chasteauroux,
mareschal de France, gouverneur de Dauphiné, et lieutenant général
pour le Roy en ses pays et armée de Bretagne » le salaire dû
« à 30 hommes de pied soubs la charge du Sr de Gouillon
commandant en la dite place, pour ung moys ».-La garnison était
composée par « Sr de Gouillon (capitaine), lieutenant,
sergent, deux caporaux et 25 soldats... 170 écus ».
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Château des Rohan à Josselin dans le Morbihan.
Technique HDR. |
Gilles
Visdelou, noble breton, suivit le parti d'Henri IV pendant les
guerres de la Ligue. Il habitait le manoir de la Goublaye à
Saint-Alban, près de Pleneuf-Val-André aux environs de Fort-la-Latte, mais les capitaines
ligueurs s'emparèrent du manoir et y firent un grand butin,
ravagèrent les titres et les provisions. Ils confisquèrent à Gilles
Visdelou, pendant 10 ans, les revenus de ses seigneuries, le château
de Bienassis entre autres. Plus tard, il fut honoré par Louis XIII
du collier de Saint-Michel par les services rendus à son père. Il
vécut ensuite peut-être au fort de la Latte, propriété de son
parent le sire de Matignon. Quelques années après, une Visdelou de
la Villethéart épousa en 1726 Claude-Charles Gouyon, seigneur du
Vaurouault, qui fut page de la Grande Écurie du Roi en 1712. Il
mourut gouverneur de la Roche-Gouyon en 1760.
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Chemin d'accès à Fort-la-Latte. Technique HDR. |
L'écrivain
romantique Charles Fuster, dans son œuvre intitulée « Heures
Vécues » nous fait part de ses expériences en Bretagne, notamment de sa visite au château. Lorsqu'il arrive, une petite
fille crie : « Il y a un chien qui court ! »
D'après les antiques croyances de la région, à cette époque-là,
les chiens enragés de tous les points du pays allaient à fort la
Latte pour se faire guérir au pied de la statue de Saint Hubert. Son
statue se trouvait à une grande hauteur à côté de la vieille tour
surmontée d'un donjon.
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Le château bénéficie d'une position idéale pour la défense.
Technique HDR.
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M
Orain, habitant du pays, a expliqué à Charles Fuster les raisons
« Le fort de la Latte se trouve sur une falaise dans un lieu
extrêmement désert au coin d'une grande lande. Les chiens errants
ou égarés qui s'engagent dans le cap Fréhel ne trouvant pas
d'issue, se rapprochent naturellement des forts, les seules
habitations de cet endroit. L'on a conclu de là que les malheureux
animaux étaient atteints de la rage et venaient demander à Saint
Hubert de les guérir. Saint Hubert et Saint Eustache, célèbres
chasseurs, sont en très grande vénération dans la Haute Bretagne,
pays de chasse par excellence, mais je n'ai jamais entendu dire,
ailleurs qu'à Plévénon, que Saint Hubert fut invoqué contre la
rage ».
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Fissures et rochers pointus entourent la forteresse.
Technique HDR.
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Pendant
la guerre des Cent Jours, les munitions des batteries de la côte
avaient été concentrées dans le fort la Latte pour les protéger
des royalistes. Le général Fabre commandant des colonnes mobiles de
Saint-Brieuc, Saint-Malo, Dinan et Lamballe voulait détruire une
division royaliste sous les ordres du colonel Depont-Brillant.
Le
royaliste M Heurtel accompagné de sept officiers arrivèrent en
bateau et s'emparèrent du Fort la Latte en neutralisant la garde en
bas du château le 1er juillet 1815. Ils y trouvèrent 500 cartouches
d'infanterie, 6000 livres de poudre, 7 pièces de canon et 1 mortier.
Il allait être appuyé par M de Fougeray qui attendait à 4 lieues
du port dans sa frégate pour débarquer le soir avec 100 hommes et
1.800. Mais à cause des vents contraires, cela ne fut possible.
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Le château sur les eaux turquoises de la Côte d'émeraude.
Technique HDR.
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C'était
le général Fabre à l'aide d'un bataillon de marine qui prit
l'assaut de la forteresse en plaçant 30 échelles pour escalader le
château sur tous les points. M de Heurtel fut fait prisonnier et
fusillé à la poudre. On lui ôta son uniforme, une montre d'or et
1500 francs en argent. Ils furent tous conduits à Saint-Malo
menottés où ils seraient fusillés. Arrivés au port, M Heurtel
sauta du navire et regagna le rivage à la nage. Il parvint à sortir
de la ville déguisé.
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Vue depuis la fenêtre de la tour. Technique HDR. |
Vers
les années 1930, les propriétaires du château M et Mme de Longrais
tombèrent amoureux de ce magnifique site plein d'art et d'histoire
et ils entreprirent une sage restauration du château. Ils y
respectèrent tous les travaux extérieurs concernant la défense et
l'image externe de la forteresse. En plus, ils allaient bâtir un
logis seigneurial du XVème siècle, sauvé d'une destruction
certaine dans les halliers de Ploeuc, conçu pour les Annor de
Penthièvre.
Les successeurs du lignage de Longrais habitent le château aujourd'hui.
Entre autres films tournés à Fort-la-Latte, Richard Fleischer réalisa "Les Vikings", avec Kirk Douglas et Tony Curtis en 1958.
Fort-la-Latte est le château le plus visité de Bretagne.
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Vue de cap Fréhel depuis le château. Panoramique technique HDR. |
Bonne visite à Fort-la-Latte!!
Image prises à Fort-la-Latte le 3 mars 2009.
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